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Les métiers qui recrutent dans les industries navales de la région sont d’une part, les techniciens et ingénieurs dans les domaines des études, de l’industrialisation et de la production.
D’autre part, de nombreux postes sont à pourvoir dans les métiers liés à la production :
• Tuyauteurs ( témmoignage d' Antoine)
• Soudeurs ( témoignage d' Alain )
• chaudronniers et charpentiers métalliques ( témoignage d'Olivier )
• mécaniciens navals (témoignage de Yannick )
• électriciens de bord (témoignage de Jackie )
On recherche aussi des personnels manutentionnaires et aménageurs.
Par bassins d’emplois, les projets de recrutements sont importants dans les zones d’implantation des grands chantiers de construction et de réparation navale : Lorient, Concarneau, Brest, Saint-Brieuc, Saint-Malo…
Cette étude a pour objectif de compléter celle réalisée en 2009 par l'identification des composantes de cette économie maritime et par l'identification des évolutions de l'emploi et les difficultés de recrutement. Elle repose sur une enquête auprès des entreprises et sur des estimations d'emplois.
Retrouvez l'étude sur le site d'Audélor
CARACTERISTIQUE PRINCIPALE
La vision en 3 D indispensable
ACTIVITE PRINCIPALE
Le métier de Tuyauteur consiste à réaliser les réseaux de tuyauteries qui serviront à véhiculer, selon le cas, des fluides liquides ou gazeux.
METIER
A partir d’un dossier technique et de plans isométriques, le tuyauteur prépare ses éléments de tuyauterie.
Une tuyauterie est un ensemble complexe qui comporte des changements d’orientation, des élévations et des pentes, des intersections, des réductions, des piquages, des pattes d’oie… Elle peut être équipée d’accessoires comme des vannes ou des clapets.
Le tuyauteur tiendra compte de tous ces éléments pour réaliser ses lignes de tuyauterie en reportant les côtes et mesures sur les matériaux et en effectuant les tracés. Il met ensuite en forme par cintrage. Puis il assemble les différents tronçons (par boulonnage, vissage ou pointage par exemple) et les ajuste. Enfin, il réalise le contrôle de conformité de la réalisation (dimensionnelle, géométrique).
Il procède à bord du navire au montage des lignes de tuyauterie et en réalise les tests d’étanchéité.
Il rend compte des travaux réalisés.
ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL
Le tuyauteur intervient en atelier pour la préfabrication des éléments de tuyauterie, puis sur chantier, à bord des navires, pour l’installation et le montage. Il travaille au sol ou en hauteur.
Sur chantier il interviendra le plus souvent en équipe.
Il devra tenir compte de la co activité avec d’autres spécialités : soudeurs, électriciens, mécaniciens, etc… Il intervient aussi parfois dans des endroits difficiles d'accès nécessitant un strict respect des consignes de sécurité.
L'activité de chantier peut le conduire à effectuer des petits ou grands déplacements.
COMPETENCES ET QUALITES
Savoir lire et interpréter un plan isométrique et orthogonal : vision en 3D.
Connaître les machines et techniques de tuyautage.
Maîtriser un ou deux procédés de soudage.
Savoir se repérer sur un navire et connaître le vocabulaire spécifique naval.
Etre soucieux de sa sécurité et de celle de son environnement.
Travailler avec le souci constant de qualité et de délais.
FORMATIONS
Il n’existe pas de formation initiale spécifique sur le métier de tuyauteur. Les formations les plus approchantes sont:
Le CAP Réalisation en chaudronnerie industrielle
Ou le BAC Professionnel Technicien en chaudronnerie industrielle
« J’ai d’abord eu un BEP usinage, mais le travail en poste fixe sur une machine ne me convenait pas alors j’ai eu l’opportunité de découvrir le métier de tuyauteur par l’intérim. Ça m’a vraiment plu et J’ai décidé de suivre une formation à l’AFPA. J’ai eu mon CAP de soudeur. Le premier emploi était un peu plus difficile à trouver, mais c’est sans mal que j’ai intégré le service tuyauterie d’un grand chantier de construction navale. Et j’y suis toujours. Ça fait 13 ans, je suis un des plus anciens aujourd’hui.
Au départ, le travail se faisait en binôme avec les anciens qui m’ont appris le métier. Au sein de l’entreprise, on m’a aussi proposé de suivre des formations et j’ai obtenu des licences en soudure TIG et ARC. Comme tuyauteur-soudeur, on devient vite autonome dans son travail. L’entreprise m’a a confié des responsabilités managériales, comme chef de gâche, en l’absence du contremaître chef d’équipe. Les nouveaux projets de construction auxquels j’ai pris part ont été une opportunité d’en apprendre plus sur les navires et d’avoir des contacts directs avec les armateurs.
Le tuyauteur a beaucoup de préparation à l’atelier (isométrique, préfabrication des tuyaux…) et ensuite il monte à bord pour effectuer les soudures avec différentes techniques. Le travail à bord est plus complexe et on progresse très vite. Ce qui est motivant, c’est de travailler en équipe, c’est aussi l’entraide qui existe à bord. Dans la navale, le métier est vraiment spécifique puisqu’on démarre la construction du navire et on le finit, avec des essais, des poses d’étiquettes… c’est vraiment diversifié.
Aujourd’hui, c’est moi qui transmets mes connaissances aux autres par le tutorat et les jeunes qui réussissent leur examen trouvent facilement un emploi grâce à la proximité avec les entreprises. D’une manière générale, on trouve facilement du travail en tant que tuyauteur. Ce qui compte, c’est l’envie de bien faire et la polyvalence. C’est un métier où l’on gagne correctement sa vie, même très bien si on fait beaucoup de déplacements. Moi, j’ai un poste fixe et cela convient à ma vie de famille. »
CARACTERISTIQUE PRINCIPALE
La maîtrise du geste
ACTIVITE PRINCIPALE
Dernière étape dans la fabrication de la pièce ou d'un ensemble métallique, le soudage est l’aboutissement d’un travail d’équipe dans lequel sont intervenus d’autres professionnels du travail des métaux tels que les chaudronniers, tuyauteurs, charpentiers…
Le soudage consiste ainsi à assembler par divers procédés de fusion des pièces métalliques préalablement ajustées et formées tel que les éléments de charpente, les panneaux des différentes cellules et compartiments des navires, les éléments de tuyauterie…
METIER
Le soudeur utilise des outils spécifiques tels que les postes à souder ou des automates de soudage et des outils traditionnels comme meuleuse ou perceuse
Il exécute son travail à partir de documents techniques précisant le mode de préparation des pièces avant soudage, les procédés de soudage à mettre en œuvre, les montages à utiliser et les contrôles à effectuer.
Il doit s’adapter à l’automatisation du métier qui passe par une utilisation de procédés robotisés
ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL
Le métier s’exerce principalement dans les chantiers navals, dans les ateliers ou à bord des navires en construction ou en maintenance.
Les conditions de travail dépendent autant de la nature du travail à effectuer que du type de navire objet de l’intervention (pêche, paquebot, ferry, navire de commerce, militaire…)
Le métier s’exerce dans un environnement où se côtoient d’autres corps de métiers (charpentiers, électriciens, tuyauteurs, mécaniciens…).
Un soin est apporté à la sécurité par le port d’équipements de protection individuelle.
COMPETENCES ET QUALITES
Rigueur, esprit d’équipe, conscience professionnelle et autonomie
Connaissance des techniques de soudage et des normes en vigueur (TIG, MIG, MAG, plasma, laser, point, molette...)
Connaissance des matériaux utilisés : acier, titane, aluminium, inox...
Lire un plan et interpréter les fiches d’instructions
Vérifier et attester de la conformité des opérations réalisées, utilisation des moyens de test et de contrôle
Respecter les exigences en termes de qualité, de sécurité et d’environnement
Se repérer à bord à partir d’un plan de compartimentage (reconnaissance des lieux)
FORMATIONS
Certificats de Qualification Paritaire de la Métallurgie (CQPM) "Soudeur"
Titre Professionnel "Soudeur"
CAP "Réalisation en Chaudronnerie Industrielle"
BAC PRO "Technicien en Chaudronnerie Industrielle"
Mention Complémentaire "Soudeur", pouvant être préparée après un CAP du secteur industriel, en particulier dans le domaine de la Chaudronnerie (les titulaires d'un Bac Pro peuvent également réaliser la Mention Complémentaire).
Formation Complémentaire Initiative Locale "Soudure" (après le Bac).
« J’ai commencé un peu par hasard à 17 ans en suivant une formation de soudeur. Ça s’est bien passé, j’ai eu un CAP et j’ai trouvé du travail tout de suite. Depuis je suis resté, parce que dans la navale il y a une ambiance un peu spéciale, un peu comme chez les mineurs, les gens sont très solidaires entre eux. Ça m’a plu aussi parce que les personnes qui entrent dans la navale restent dans la navale.
Je suis soudeur quasi exclusivement sur la coque et mon métier c’est de souder les tôles entre-elles, dans un premier temps en atelier puis, dans les nefs à l’assemblage du bateau. Il faut être pointilleux sur son travail car si c’est mal soudé, ça peut casser.
J’estime que je gagne bien ma vie. C’est vrai qu’au début on gagne moins, mais il y a beaucoup de débouchés et rapidement, le soudeur, au bout de trois ou quatre ans, gagne très bien sa vie, notamment grâce à son expérience. D’abord on fait des assemblages simples, puis des soudures de plus en plus complexes. La technique, comme la robotique par exemple, la formation interne et la transmission des savoirs permettent d’évoluer.
Ce qui me plait c’est surtout l’entraide qui existe dans la navale. Et puis c’’est un métier qui est simple, parfois difficile quand on travaille dans la fumée, mais très manuel et simple : on démarre sa soudure et on peut aussi penser à autre chose et la soudure se termine… Et on n’imagine pas à quel point c’est un métier très diversifié, un jour du robot, un jour de l’assemblage… rien de monotone ! C’est un métier recherché : même en tant de crise, il y a toujours eu de la demande. Pour un jeune, c’est un métier d’avenir. »
CARACTERISTIQUES PRINCIPALES
Exigence de qualité du travail, se représenter les volumes dans l'espace.
ACTIVITE PRINCIPALE
Le chaudronnier intervient en premier lieu de la réalisation d'un navire puisqu'il est chargé de la découpe et de la mise en forme des pièces qui constitueront les éléments principaux de la construction (panneaux, ponts…). Il travaille au sein d'une équipe pluridisciplinaire (chaudronniers coque, charpentiers métal, soudeurs…). Son activité est caractérisée par la diversité des travaux à réaliser.
METIER
Le chaudronnier met en forme des tôles (généralement en acier) d'après le dossier technique, les plans ou les schémas qui lui ont été confiés.
Il intervient au niveau du traçage (pour lequel il peut travailler sur informatique – traçage assisté par ordinateur), de la découpe et de la mise en forme (il utilise des outils manuels et des machines spécifiques : cisaille, rouleuse, plieuse…), et de l'assemblage (réalisé par pointage, soudage, rivetage, boulonnage, collage…). Il effectue également "l'habillage" des panneaux (découpe au chalumeau, ajustage).
Le chaudronnier est soucieux de la qualité de son travail : il contrôle les pièces et ensembles réalisés, détecte les anomalies et effectue les retouches nécessaires.
Les éléments travaillés sont de dimension plutôt importante, d'épaisseur variable.
ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL
Le chaudronnier intervient en atelier pour la fabrication de pièces neuves ou la maintenance de pièces déformées ou cassées. Il peut également intervenir sur site, à bord des bateaux ; il peut être alors amené à effectuer des déplacements.
Il travaille au sol ou en hauteur et intervient généralement en équipe. Cette co-activité et parfois aussi le confinement des lieux de l’intervention, nécessitent de respecter scrupuleusement les consignes de sécurité.
L'activité nécessite le déplacement des pièces à l'aide de moyens de manutention (palans, ponts roulants…).
COMPETENCES ET QUALITES
Lire et interpréter un plan.
Connaître les machines et techniques de découpe, de mise en forme et d'assemblage.
Utiliser deux procédés de soudage.
Se repérer sur un navire et connaître le vocabulaire spécifique naval.
Travailler avec le souci constant de la qualité et du respect des délais.
FORMATIONS
Il n’existe pas de formation initiale spécifique pour le métier de "chaudronnier naval". Cependant, les formations de la filière chaudronnerie industrielle, accessibles par la voie scolaire classique comme par la voie de l'alternance, permettent l'acquisition des fondamentaux du métier.
CAP Réalisation en chaudronnerie industrielle
BAC PRO Technicien en chaudronnerie industrielle
BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle
CQPM Assembleur
Titre professionnel Chaudronnier
« J’aime faire de la chaudronnerie parce que c’est un travail manuel et il y a beaucoup de diversité dans les matériaux. Ça fait 15 ans que je travaille en chaudronnerie dont 3 spécifiquement pour la navale. J’ai passé un CAP de métallerie, un BEP de chaudronnerie et une formation d’un an de charpentier fer. Dès que je suis sorti de l’école en formation alternée j’ai trouvé du travail et depuis j’ai fait seulement deux entreprises.
Le métier de chaudronnier au quotidien c’est d’abord un plan. On réceptionne la matière, la tôle qui arrive à l’atelier, et on fabrique nos pièces, on découpe, on plie, on perce et on assemble nos pièces que l’on peut aussi confier à un soudeur si ça a besoin d’être solide.
Dans l’industrie et dans la navale, c’est complètement différent parce que dans la navale c’est essentiellement à bord des bateaux, surtout qu’ici on fait beaucoup de réparations. En chaudronnerie industrielle c’est surtout à l’atelier qu’on travaille. On peut aussi avoir des chantiers à l’extérieur ou moi ou d’autres allons poser les pièces qu’on fabrique à l’atelier. Personnellement je préfère la chaudronnerie en atelier : j’ai mon matériel près de moi, j’ai la plieuse et c’est moins compliqué avec le plan. En chantier, il n’y a pas de plan, il faut s’organiser autrement.
Dans la chaudronnerie, on en apprend tout le temps, c’est en faisant les pièces qu’on découvre le travail. Il faut être manuel, savoir souder et faire la différence entre l’inox, l’aluminium, la ferraille… savoir lire un plan c’est primordial, il ya beaucoup de mathématiques à connaître aussi, des formules. On est obligé d’apprendre de nous même mais il y a toujours un chef pour nous montrer le boulot. Aujourd’hui j’ai toujours des apprentis à l’atelier. Avec les formations de chaudronnier aujourd’hui en 8 mois c’est plus dur d’apprendre le métier. Donc les jeunes ont plus de mal à garder leur place après un mois d’essai. L’apprentissage c’est une bonne solution pour démarrer car sur un an, cela permet de voir le travail des gens, il le fait avec nous et si le jeune est bon, on lui donne plus de responsabilités et il va se débrouiller tout seul. Normalement il doit être un bon chaudronnier.
C’est un métier ou l’on gagne honnêtement sa vie ; pour gagner plus il faut faire des chantiers et des déplacements.
Je suis chaudronnier polyvalent, ça veut dire que j’exerce aussi d’autres métiers : premièrement la charpente, après la tuyauterie, le pliage, il faut savoir se servir de toutes les machines, la soudure aussi primordiale. La charpente métallique c’est faire des brèches de bateau découper un pont au chalumeau, redresser des pièces. Dans la charpente, on découpe avec moins de minutie que le chaudronnier qui tient les cotes au millimètre près. »
CARACTERISTIQUE PRINCIPALE
De la précision et de la méthode sont des atouts indispensables pour ce métier exercé en équipe.
ACTIVITE PRINCIPALE
Réalise la pose et l’entretien des moteurs et des pompes, vannes, réducteurs, tuyautages ... des navires, selon les règles de sécurité et la réglementation.
METIER
Le mécanicien naval installe à bord les ensembles mécaniques des moteurs et apparaux (pompes, vannes, réducteurs, tuyautages).
Il effectue ensuite les raccordements hydrauliques, électriques, mécaniques des équipements et des accessoires
Il s’assure de la remise en service de l’installation.
S’il intervient dans le cadre de la maintenance, il sera amené à démonter ces ensembles mécaniques, à effectuer les mesures et les observations techniques afin de signaler les défauts et les points d’usure.
Il remplace les pièces défectueuses puis remonte l’ensemble mécanique en réalisant les travaux d’ajustage.
Le mécanicien naval renseigne les supports de suivi d'intervention et transmet les informations au service concerné.
ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL
Ce métier s'exerce au sein de chantiers navals, en atelier et à bord des bateaux, en construction neuve et lors des arrêts techniques en cas de panne ou pour entretien.
Le mécanicien naval intervient les plus souvent en équipe, il doit coordonner son activité avec celle d’autres spécialités : motoristes, électriciens, chaudronniers ….
Cette co-activité et parfois aussi le confinement des lieux de l’intervention, nécessitent de respecter scrupuleusement les consignes de sécurité.
COMPETENCES ET QUALITES
Le mécanicien naval doit avoir une bonne connaissance des principes mécaniques (notamment des machines tournantes …)
Il doit aussi avoir des bases en hydraulique et en électricité.
Il doit être capable de réaliser :
o La pose et à la dépose des équipements à bord
o Le démontage et remontage d’un ensemble tournant
o Un lignage
o Le croquis d’une pièce mécanique simple
o Et d’utiliser du matériel de levage (élingues, palans…)
Il doit respecter les exigences en termes de sécurité, de qualité et de délais d’intervention.
FORMATIONS
CAP en mécanique (marine, générale, automobile ou de véhicules industriels...)
BAC PRO / BTS MCI
CQPM Mécanicien en réparation navale
Titre professionnel de niveau V Mécanicien monteur
Habilitations ou autorisations diverses
Un ou plusieurs Certificat(s) d'Aptitude à la Conduite En Sécurité -CACES- conditionné(s) par une aptitude médicale à renouveler périodiquement peuvent être requis.
Une habilitation aux risques d'origine électrique peut être exigée
« A l’origine, alors que j’allais passer un concours dans un grand chantier de construction navale pour me faire la main, j’ai été sélectionné parmi les 50 futurs apprentis chaudronniers, électriciens, charpentiers et mécaniciens de l’EFT (Ecole de Formation Technique), l’ancienne école des apprentis de DCNS. Après renseignements auprès de professionnels, j’ai choisi le métier de mécanicien. Cela me correspondait vraiment : le démontage, le remontage, la lecture de plans, l’ajustage mécanique… C’est un travail manuel précis et très intéressant. J’ai donc commencé ma formation en tant qu’ajusteur mécanicien. Pendant deux ans les formateurs m’ont appris à lire des plans et à les comprendre, faire de la mécanique de base, réaliser des pièces d’ajustage avec calculs de cotes… à la fois une partie manuelle et et une partie théorique avec des calculs.
Après mes deux années d’apprentissage j’ai commencé à travailler au carénage où j’ai découvert les ensembles propulsifs. J’ai continué sur la chaîne cinématique. Ici au chantier, nos interventions sur les organes des moteurs sont réduites. Nous exécutons plutôt un travail précis au montage et au lignage (au centième) en suivant les instructions des constructeurs. Nous sommes sans cesse formés aux nouvelles techniques, comme le lignage au laser qui nous fait gagner du temps. Nous obtenons ainsi nos qualifications au fur et à mesure des formations que nous suivons chez le fournisseur ou avec un intervenant en interne. C’est indispensable..
Appuyer sur le bouton et avoir la satisfaction de constater que tout fonctionne, c’est comme une naissance.
Les nouveaux embauchés sont issus de formations BEP, BAC PRO…Nos évolution se fait par des évaluations en fonction d’une matrice de compétences. Nous pouvons évoluer grâce à l’expérience acquise dans les différents montages, au gré des postes à pourvoir suite au départ de collègues. Au sein de mon équipe, je forme actuellement deux jeunes. Sur des chantiers assez courts, il faut à la fois des collaborateurs compétents et expérimentés et des collaborateurs qui vont se former en travaillant. Une ligne d’arbre, ça reste une ligne d’arbre ! En un an on apprend déjà beaucoup.
C’est un métier ou il y aura toujours du travail, tant qu’on construira des bateaux, il faudra des moteurs et il faudra les entretenir. C’est un métier où on gagne correctement sa vie, surtout quand le carnet de commande est bien rempli pour le chantier. Et puis on a l’occasion de faire des déplacements et de rencontrer des professionnels qui ont d’autres méthodes de travail. Les rapports humains c’est essentiels. D’ailleurs, je pense que ma force c’est de faire en sorte que le courant passe bien entre les membres de l’équipe, savoir déléguer et faire confiance, se concerter. Avec la franchise et l’honnêteté, on a le plaisir de travailler ensemble. »
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